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"Ce roman est d’une grande puissance poétique."

Ce roman aux parfums maritimes, nous plonge au coeur d'une île désertée par ses habitants. Seuls, trois irréductibles rêveurs vivent une vie de Robinson accompagnés d'un chat dans un village. Ici, l'amour resurgit pour tout bouleverser dans un premier roman d'une grande puissance poétique.
Varech nous transporte dans un monde en dehors de nos repères spatio-temporels . C'est un temps suspendu, un temps où la nature reprend ses droits. L'auteur nous invite à entrer dans cet univers.
Ce roman est d’une grande puissance poétique. Il ne peut pas être lu en une seule fois. Le lecteur a besoin de reprendre son souffle...

L'écriture de Varech nous fait rêver, on répète ses phrases à l’infini, envouté par les mots de l'auteur.
"Il était encore tôt quand le soleil vint à éclore, passant ses bras par-dessus l’horizon comme pour saisir les dragées dont les nuages remplissaient leurs petits sacs. Allongée de tout son long la mer étale mangeait ses portions de ciel bleu….."

Ces mots nous encouragent à observer autour de nous, à lever les yeux et chercher à mieux comprendre le langage de cette "mer " fascinante pour l'auteur.

Sophie Bourhis / Littoral, le magazine des gens de mer

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"Un magnifique texte dont j'ai savouré chaque phrase"

C'est un magnifique texte dont j'ai savouré chaque phrase ; chacun des mots choisis compose tantôt de superbes aquarelles, tantôt de puissantes huiles.
Chaque tableau orchestre visuels, parfums et sons avec une magnifique délicatesse. C'est vibrant de lumières, de bruits et d'odeurs à chaque page. Le portrait d'Angélique composé au sein de cette nature sanctuarisée est à la fois grandiose et simple, il revêt la beauté d'une toile en même temps que la finesse et l'élégance d'une esquisse, la puissance d'une symphonie et la subtilité d'une sonate.
C'est une poésie d'autant plus magistrale qu'elle se laisse approcher sans emphase, avec la même modestie que revêtent toutes les plantes et fleurs simples de ce jardin ouvert sur l'infini.
Et l'on referme les pages sur l'idée d'un hymne, d'un cantique qui résonne dans l'œil et dans l'oreille longtemps après. Et la certitude qu'il suffira, un jour gris, de se replonger dans ce texte pour respirer plus largement.
Et puis bien sûr, il y a ce portrait de la grand-mère tant aimée qui apparait petit à petit au cours des tableaux successifs. Il est d'une infinie délicatesse. Anne-José Lemonnier a bâti là un merveilleux écrin pour le souvenir de sa grand-mère à qui est dédié le livre.

Isabelle Blondet-Hamon

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"Une déflagration mémorielle"

Je me suis plongée dans la lecture de "Et l'ombre s'est épaissie". Lecture ininterrompue jusqu'à la fin. Et re-lecture immédiate du tout après, avec en tête l'architecture globale du texte.
A l'extérieur, le silence le plus total a baigné ces 2 lectures successives et enchainées. Car à l'intérieur, c'est le vacarme, en même temps que le choc et la sidération. Je pèse mes mots car je connais un peu le sujet traité dans ce livre... il ne souffre pas la moindre médiocrité.

Et le récit est mené de main de maître. Il tient toutes ces promesses. Forme et fond s'imbriquent de manière impitoyable, en une mécanique de grande précision, pour embarquer le lecteur dans une histoire dont on sait dès le départ qu'elle va être difficile. L'auteure ne nous épargne rien, tire le lecteur abasourdi toujours plus loin dans ce passé et la transmission morbide de celui-ci.
L'habileté et la réussite totale tiennent, à mon sens, en grande partie dans le point de vue narratif. On entre dans la tête, les pensées et les souvenirs les plus noirs de cette femme et on n'en sort plus.
Au départ, le lecteur est un peu perdu dans les noms, les lieux et les liens des personnages entre eux. D'où cette impression de chaos intérieur, qui rejoint le chaos du lieu dans lequel vit cette Eva/Jeanne. Et ce dont j'ai eu l'impression, c'est que ce chaos recèle un flou qui protège encore le lecteur du pire à venir. Vers lequel nous emmène irrévocablement l'auteure.
Au fur et à mesure que les personnages, leurs liens et leurs actes nous apparaissent plus clairement, apparait plus distinctement l'horreur de ce qu'ils ont vécu. Comme si, au fur et à mesure que l'on pénétrait plus avant dans les pensées de la narratrice, l'auteure nous lâchait peu à peu la main pour que nous soyons en mesure de réaliser l'étendue de ces vies, survies, transmissions, d'une horreur indicibles.
Car là est la gageure absolue ; Eva-Jeanne Kupfer ne voulait pas dire, refusait la parole et la transmission, elle le fera malgré tout, car il le faut, dans un monologue intérieur a postériori avec sa fille, un échange hallucinant par delà la mort.

Emilie Patrie, la jeune doctorante que j'avais rencontrée et qui avait intégré "Le ciel de Birkenau" dans son travail, avait parlé de "contagion mémorielle". Avec ce texte, j'oserai parler de déflagration mémorielle. La mort de la narratrice est un soulagement pour le lecteur. Car comment survivre encore à cette mémoire qui empoisonne la mère comme la fille l'a fait. A la fin, il ne reste rien. Et c'est à partir de ce rien là qu'il faut reconstruire.

Moi qui ai affronté un sujet quasi similaire, je m'incline plus bas encore que n'importe quel lecteur devant ce travail magistral. S'emparer de cette ombre, batailler avec ces fantômes-là sur le plan littéraire est une tâche ô combien difficile. Elisabeth Laureau-Daull y est admirablement parvenu.



Isabelle Blondet-Hamon

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