La langue est belle, pétrie de délicatesse, d’amour et de poésie

Il a fallu du temps, après avoir refermé le livre, pour que se dissipe l’émotion. Qui vous traverse à chaque page, coupe le souffle, abolit toute légèreté, vous tire des larmes, vous obligeant à suspendre la lecture, relire la dernière phrase, les dernières lignes, quand ce n’est pas le court chapitre tout entier tant la langue est belle, pétrie de délicatesse, d’amour et de poésie.

Alors je me suis dit que non, décidément, il serait impossible de parler de cette histoire, de mettre des mots sur ces mots-là, sur cette mémoire, cette époque dont la menace pèse plus que jamais aujourd’hui.

Il a fallu des semaines pour écrire ces lignes, vous dire ce roman poignant, essentiel, nécessaire, véritable ode à la vie dont on ne ressort pas indemne, et qui continue de vibrer en vous, après.

Il a fallu du temps pour ouvrir un autre livre.

Car Nathalie de Broc est de ces auteurs au cœur vaste et généreux. Ses mots transforment les ténèbres en lumière, embaument les plaies, exhument ce qui reste d’espoir, car il en reste de l’espoir, toujours.

Mais je n’en dirai pas davantage.

écrivaine