Nathalie de Broc signe « Que l’espérance est violente » pour les belles éditions Diabase.
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Au début de la guerre de 40, on va découvrir les amours de Blanche et de Pierre.
Blanche et Pierre vont quitter Brest, où l’étoile jaune à la boutonnière n’est guère bienvenue. Alors ils vont fuir et confier la petite Mina à la nourrice de Pierre.
Très vite, on aperçoit ce sein qui voudrait donner son lait mais ne peut le faire. Rarement on avait lu une presque troublante, presque gênante, description de cet allaitement contrarié quand l’enfant n’est plus là. Et le temps va passer : la guerre, l’occupation, la traque, la violence, la peur.
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Alors difficile de parler plus avant, car je ne voudrais vous en dire plus sur la fin. Il y aura des éclaircies, des tempêtes, la résistance, la résilience, et l’espoir. Et puis vous lirez combien un simple « Bonjour madame » peut être angoissant.
La narration alternée selon les personnages et les points de vue, donc de Blanche et Pierre, donne un rythme, une couleur subjective, à ce très beau récit qui prend pour titre cette citation d’Apollinaire «Que l’espérance est violente ».
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RONAN MANUEL
Chroniques radios de l’Ouest
9 avril 2026