F.J. OSSANG

Après une enfance dans le Cantal, il rejoint Toulouse au milieu des années 1970. Il commence dès 1975 son activité artistique avec tout d’abord l’écriture de textes poétiques très personnels et l’édition d’une revue littéraire, Cée (1977 – 1979, coédition Christian Bourgois). Il crée également les Céeditions, qui publient des textes importants de Stanislas RodanskiClaude Pélieu ou Robert Cordier. Parallèlement à son activité d’écriture, il crée le groupe punk DDP (« De la destruction pure »).

 

Nouveau départ pour Paris vers 1980, où il suit des études de cinéma à l’IDHEC. Le rejoint sur Paris le groupe MKB-Fraction provisoire (Messageros Killers Boys) avec Jack Belsen à la guitare, Mr. Nasti à la batterie et Gina Lola Benzina aux claviers. Olivier Pronto Rushtonski s’ajoute à la basse en 1986.

 

Ses années d’étude à l’IDHEC, de 1982 à 1984, lui permettent de réaliser trois films : un « film-tract »La Dernière énigme (1982), court métrage de 13 min en noir et blanc, aux inspirations littéraires, politiques et cinématographiques multiples marquées par des effets de citation, entre autres : les situationnistes, William S. Burroughs, Machiavel, Lénine ; Zona inquinata ou La Vie n’est qu’une sale histoire de cow-boy (1983), court métrage de 21 min en noir et blanc, l’histoire d’amour, de vengeance, de mort et de résurrection du Capitaine Mort, avec la participation du poète Robert Cordier dans le rôle du Texan et de Lionel Tua qui joue là son premier rôle dans les films de F. J. Ossang ; son film de fin d’études, L’Affaire des Divisions Morituri (1984), long métrage de 81 min en noir et blanc et en couleurs, avec Lionel Tua dans le rôle du journaliste Tanzani, Philippe Sfez en « bookmaker de la Mort », les membres du groupe punk-rock Lucrate Milk en gladiateurs urbains et F. J. Ossang lui-même dans le rôle d’Ettore, le poète-leader des gladiateurs.

 

Comme écrivain, on peut le situer dans une mouvance proche sous certains aspects de la littérature beat initiée par William S. Burroughs et en France Claude Pélieu. Ses références englobent, outre les sus-nommés, des auteurs français comme Louis-Ferdinand Céline ou Antonin ArtaudJacques VachéLautréamontRimbaud.

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